Réseaux sociaux
CFE/CGC XEROX
Revue de presse

Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
gDZym3
Recopier le code :
Rechercher sur le site
Rechercher sur le site

alt : test.html

Bienvenue sur le site de la section syndicale CFE-CGC de Xerox


chatbleu2.jpg   Ce site est destiné aux salariés de Xerox et, si vous êtes adhérent à la CFE-CGC, vous trouverez également d'autres informations sur l'espace adhérent grâce au code d'accès qui est disponible auprès de votre délégué syndical.

Participation

A tous les salariés et anciens salariés

IMPORTANT : Après des années de procédures judiciaires,

Votre "participation" vous attend !


1123 : C'est à ce jour le nombre de salariés qui ont déposé un dossier pour réclamer leur dû.


Si vous ne l'avez pas encore fait et que vous souhaitez vous joindre à cette démarche, contactez votre délégué syndical ou directement Maître Zerah : roland.zerah@wanadoo.fr


Pour plus d'infos, consultez les FAQ  (voir onglet ci-dessus) ou contactez vos représentants syndicaux



rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.1sis.info/data/fr-articles.xml

Moderne et connectée, fuyant les stéréotypes, Carole Couvert, la patronne de la CFE-CGC, rajeunit le syndicalisme. Ses combats du moment: la fiscalité des classes moyennes et les "provocations" du Medef.

"Au train où vont les choses, 70 ans, ce sera peut-être un jour l’âge de la retraite, mais, pour la CFE-CGC, c’est l’âge du renouveau", a lancé Carole Couvert le soir de l’anniversaire du syndicat. Nous sommes le 15 octobre, rue du Rocher, au siège parisien du syndicat. L’élue, forte d’un an et demi de présidence, a convié avec une soixantaine de hiérarques de l’organisation Marc Ducros, le fils du fondateur, pour bien marquer la continuité. Pourtant, Carole Couvert incarne la rupture. A sa manière, elle rénove le style poussiéreux du syndicalisme. Bonne communicante et force de proposition, elle fait tout son possible pour secouer les fameux "partenaires sociaux". En tout cas, elle bouscule les habitudes. Plus jeune, plus femme, elle détonne au milieu des quatre têtes d’affiche des syndicats de salariés.

carole_couvert.jpg

Branchée sur sa base

Adversaires et alliés, tous reconnaissent ses attributs. "Si elle change la forme du syndicalisme, c’est parce qu’elle se focalise sur le contact avec les adhérents, au lieu de biberonner dans les ministères", confie Christian Taxil, ancien secrétaire général de la CFE-CGC branche énergies, las des vieilles méthodes.

A ses débuts, Carole Couvert voulait "apporter des services" à ses adhérents, mais elle a pris conscience qu’en période de crise ils avaient "plus besoin d’être défendus". Autre pilier de sa méthode : la "démocratie participative" qu’elle prône à tout bout de champ en tentant de limiter la centralisation. Le secrétaire fédéral du pôle spectacle, Jean-Claude Forte, se félicite que le fonctionnement du syndicat ne soit plus pyramidal, à l’image des concurrents : l’argent des adhérents récolté va directement dans les caisses des chambres syndicales, avant la confédération. Et Carole ne perd pas une occasion de sonder la base.

Présence médiatique

Moderne et connectée, Carole Couvert est très active sur Twitter, prépare de petites vidéos, quand elle ne peut intervenir à une conférence. Amie des médias, elle multiplie les interventions télé et radio pour défendre ses revendications. Elle fait la pub de l’application smartphones Made in emplois, pour pousser à sa manière le Made in France. Elle opte pour des modes d’intervention qui sortent des sentiers battus : un Retraithon pour prendre en compte les années d’études dans le calcul de la retraite, Le Procès du syndicalisme sous forme de pièce de théâtre. Autant d’éléments qui participent à son style impeccable en matière de formes. "C’est une communicante, sûre de son set", avance un proche collaborateur. Même son look vestimentaire casse le stéréotype du cadre dynamique : veste en cuir sur fond de robe fleurie. A mi-mandat, elle collectionne encore des avis positifs dans ses rangs : "humaine", "sincère", "abordable", "fonceuse".

Depuis la conférence sociale de l’été 2014, la tranquille Carole est remontée. D’abord contre le gouvernement : "S’il y a un début d’écoute, Manuel Valls ne passe pas aux actes. Pis, le gouvernement recule à chaque fois qu’un petit groupe de personnes exerce une pression."  La syndicaliste n’hésite plus à exprimer ses positions, qui sortent souvent des clivages habituels. Son obsession actuelle ? Obtenir une baisse significative des impôts sur le revenu des classes moyennes, voire une refonte totale de l’impôt tel que François Hollande avait pu le promettre en campagne électorale.

Elle dénonce la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires dont pâtissent les cadres, l’augmentation de la TVA, la fiscalisation de la part patronale de la complémentaire santé, la baisse du quotient familial ou la conditionnalité des allocations familiales. Par moments, elle oublie que les couples de cadres qui gagnent plus de 6.000 euros par mois ne font plus vraiment partie de la classe moyenne… mais des 20% des Français les plus aisés pour l’Insee !

Issue de la classe moyenne

La porte-parole des cadres s’est trouvé un autre adversaire : le Medef. "Les déclarations toujours plus provocatrices et peu responsables du Medef laissent penser que le patronat français est bien peu représenté à sa juste valeur", balance-t-elle en septembre, quand sort le petit livre jaune du million d’emplois cher à Pierre Gattaz, le patron des patrons. Pour elle, le smic jeunes est une bêtise, et les 35 heures n’existent déjà plus vraiment. Carole fustige "des interlocuteurs peu enclins au dialogue" quand le Medef prie pour supprimer les représentants du personnel au-dessous du seuil de 50 salariés. En novembre, elle s’énerve sec quand Gattaz remet en cause la convention 158 de l’OIT sur les licenciements : "Décidément, le président du Medef ne recule devant rien !" Et ose parler de "retour du patronat de droit divin". Pourtant, Carole Couvert n’a rien du cliché de syndicaliste. Elle ne cesse de critiquer le combo "grève-défilé-merguez" et garde un mauvais souvenir des piquets de grève de 1995.

L’égérie des cadres est issue de cette classe moyenne qu’elle défend. Un père directeur des exports chez un négociant en vins, une mère institutrice. "Non syndiquée", précise-t-elle. Son père l’inscrit en prépa HEC. Elle passe l’année sous l’eau, "version Cousteau", rate les concours des grandes écoles. Plus à son aise dans la modeste Ecole supérieure de management (ESM) de Chalon-sur-Saône, elle termine major de promotion. Elle envoie un CV, un seul, pour un poste d’agent de maîtrise dans le marketing à EDF GDF à Dijon, et l’emporte sur plus de 400 candidats. Avant de diriger, en une poignée d’années, un service d’une quarantaine de personnes.

Militante de la parité

Son parcours militant est fulgurant. La jeune femme adhère à la CFE-CGC à 27 ans, poussée par un collègue insistant. Elle monte les échelons de la centrale un par un : l’union départementale de la Côte-d’Or, puis la Fédération des industries électriques et gazières. En 2003, elle rejoint déjà la confédération. Mais ce qui l’a fait remarquer, c’est la création du Réseau Equilibre, chargé de lutter pour l’égalité hommes-femmes. "Il y a une dizaine d’années, cela faisait doucement rigoler autour de moi, c’était perçu comme un truc de suffragettes", se rappelle-t-elle. Pour faire passer la pilule, elle milite pour le "passage d’une logique de parité à une logique de mixité". Et se flatte d’avoir amorcé le débat sur le congé paternité. De cette époque, elle a gardé quelques leitmotivs, comme son souci de faire émerger des présidentes de région au sein du syndicat. Elle se perçoit elle-même comme un exemple prouvant que tous les postes sont ouverts aux femmes.

Les militants la découvrent en 2010, quand le président Bernard Van Craeynest en fait sa numéro deux. "Ce n’était pas un mentor, mais l’expression d’une vision partagée", dit-elle aujourd’hui. Lui est discret, elle non, les deux font la paire. Ensemble, ils envisagent le rapprochement avec l’Unsa, quitte à transformer le syndicat de l’encadrement en centrale généraliste. L’idée est de donner un second souffle au syndicat. Retournement de situation, Van Craeynest abandonne le projet de fusion sans même en parler à ses collaborateurs. Coup suivant, à l’automne 2012, il assigne devant le tribunal de grande instance de Paris sa numéro deux et la moitié de ses présidents de fédération, accusés de mener contre lui "une campagne de déstabilisation, de dénigrement et de désinformation".

A l’aise en terrain miné

Le choc. Dans la voix de Carole Couvert, l’émotion perceptible lors de cette déchirure s’est atténuée. Elle peste simplement contre "la politique de la machette" de son prédécesseur. Mais elle s’est battue pour prendre le pouvoir avec ténacité. "Je crois qu’elle aime bien le rapport de force, elle s’y installe, elle sait s’en servir pour avancer", résume Jean-Pierre Magnon, syndicaliste CGT et ex-président de la Caisse nationale des industries électriques et gazières. Effectivement, c’est en terrain miné qu’elle mène campagne face au candidat de la chimie, François Hommeril, soutenu par le camp Van Craeynest. A l’époque, on la traite de "blonde", reproche facile aux relents misogynes. Carole Couvert finira par en rigoler et se placer au-dessus de tout cela. Le 17 avril 2013, elle emporte l’élection avec 59,7% des voix. Un score qui la légitime.

Mais pour certains, Carole n’a toujours "pas de ligne politique" et "ne pèse pas sur les décisions des partenaires sociaux". Pour preuve, la CFE-CGC n’a pas réussi à faire modifier la convention d’assurance-chomage qu’elle a finalement boycottée. Le texte entérine un délai de carence allant jusqu’à 180 jours pour les cadres licenciés avec des indemnités supralégales. Le fonds d’investissement éthique promis pendant la campagne est toujours dans les tiroirs. Rien n’est encore prévu pour les cadres qui veulent créer leur entreprise. "Vu la conjoncture, on ne va pas les envoyer au casse-pipe",se défend-elle. Sans succès, elle s’est battue pour le maintien des articles controversés de la loi Hamon visant à faciliter la reprise d’entreprise par les salariés.

"Parfois cassante"

Pis, Carole Couvert porte déjà sur ses épaules une grosse erreur stratégique : l’échec du changement de nom de la centrale syndicale. Imprononçable. Pas de sigle, plus de référence aux cadres, elle souhaitait un nom dynamique choisi par les adhérents. Au lieu de passer par un traditionnel cabinet de conseil, elle a ouvert une plateforme collaborative et recueilli 7.400 suggestions. Alors que les adhérents doivent passer au crible sept propositions, certaines fuitent dans la presse. "Carole a essuyé un flot de critiques pourtant évitables. Elle ne mesure pas toujours les conséquences des risques qu’elle prend", regrette Régis Dos Santos, président de la fédération banque de la CFE-CGC. Repoussé aux calendes grecques, le choix du nouveau nom passera par une réforme des statuts. Elle devra faire attention à son autre travers. "Elle est parfois cassante, il faut qu’elle apprenne à arrondir les angles, surtout lorsqu’on se rapproche d’une période d’élection… donc de contestation", rappelle un de ses collaborateurs.

L’ambition nécessite des sacrifices. La jeune femme passe ses semaines à Paris et ne retrouve son compagnon que le week-end, "préservé comme une bulle", à Mâcon, où il est installé. Cinq ans que cela dure avec ce commissaire-priseur d’une quarantaine d’années, père de deux enfants. "Je suis en célibat géographique", s’amuse-t-elle. La suite ? La cadre dynamique ne s’imagine pas faire du syndicalisme un plan de carrière à long terme. Peut-être parce qu’elle a commencé trop tôt : elle a quitté son dernier poste en entreprise il y a dix ans déjà.

Pas étonnant qu’elle se batte comme un beau diable pour "la valorisationdes parcours militants" lors des négociations sur le dialogue social. Carole Couvert n’a pas la naïveté de croire qu’elle pourra reprendre là où elle s’est arrêtée, mais s’imagine, par exemple, à la tête d’une filiale tombée en désuétude au sein de GDF Suez. "J’ai un profil bâtisseur", confie-t-elle. D’autres lui imaginent une carrière politique. "Je pense qu’elle ira loin. Ce serait dommage qu’elle s’arrête pour la collectivité…", avance Régis Dos Santos. Pourtant, Carole Couvert refuse de dire pour quel parti elle vote, et maintient avoir choisi la CFE-CGC pour son penchant "apolitique". Au risque de frôler le jeu de dupes.

Source: Challenge.fr 


Date de création : 11/12/2014 : 10:35
Catégorie : CFE/CGC XEROX - Actualités
Page lue 5492 fois

Espace Adhérents

Visitez ...
Accès adhérents


leplussyndicalombre.jpg

   Adhérer c'est bénéficier de plus d'infos, (textes des accords, compte-rendus de réunions, infos confidentielles, ...) plus tous les avantages de la CFE-CGC (conseils et assistance juridique, assurances, ...)
Et 66% de la cotisation déduits des impôts !

 ↑  
Spécial XGS
Nous écrire
chatbleu3.jpg
 Des questions,
des remarques...  

écrivez ici :
Cliquez ici

confused CFE-CGC@1sis.info

Visites

 430697 visiteurs

 2 visiteurs en ligne

Météo
Dossier Stress
Vidéos Stress/Burn-Out
Texte à méditer :       Tout homme qui dirige ou qui fait quelque chose a contre lui :
          - ceux qui voudraient faire la même chose,
          - ceux qui font précisément le contraire,
          - et surtout la grande armée des gens d'autant plus sévères qu'ils ne font rien du tout.

  
Jules Claretie
Vous êtes ici :   Accueil » Carole Couvert, la patronne de la CFE-CGC, rajeunit le syndicalisme